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Un joli coquelicot du mois de mai, d’avoir sur les épis des champs de blé posé ses baisers, s’enquit chaque journée sur le calendrier de lui poser ses lèvres, pour qu’une fleur elle devienne. Ainsi ornés les mois tout en bouquet, cette onzième année je vous la souhaite en une gerbe d’étincelles. Tags associés : voeux
Mercredi 05 Janvier 2011Poster un commentaire
Tags associés : voeux
Dimanche 19 Décembre 2010Poster un commentaire
La saison s’inclinait vers l’été. Le temps restait immuablement serein : des aubes légères et vermeilles, de longs jours éclatants où l’air vibrait au-dessus du causse, où les fermes de la montagne, accrochées sur la pente adverse de la vallée, au dessus des taillis serrés de petits chênes et de châtaigniers, avaient l’ardente rousseur des terre ; des soirs interminables, transparents, où le bleu des collines prenait une douceur duveteuse, où la frange des causses lointains, appelant à elle en nappes glissantes les rayons de soleil déclinant, devenait d’un rose pâle et blond qui fondait l’âpreté de la pierre dans la douceur des horizons ../.. M G
Mardi 14 Décembre 2010Poster un commentaire
Jeudi 18 Novembre 2010Poster un commentaire
Il venait juste de passer St Jean de Vézine avant de contourner entre les rochers une ferme abandonnée, ou presque, car un rideau frissonnant derrière une fenêtre trahit un regard curieux. Accompagné par une murette de pierre sèche, à cet endroit le p’tit chemin fier de son galon rouge et blanc prend ses aises. En son milieu une bande d’herbe verte bordée de part et d’autre d’une terre rousse et nue, que les souliers lacèrent lors des journées mouillées. De çi de là des trous remplis de pluie semblent fixer le ciel comme des grands yeux inquiets. De part et d’autre des buissons taillés par des ânes en liberté, en une haie d’honneur qui lui donne des allures de jardin à la française. Nous nous sommes fréquentés pendant cent quatre vingt kilomètres du Puy et ses volcans, prés de Clermont Ferrand. C’est aussi vrai que depuis qu’il a été nommé GR de son nom de baptême 61, il cite sur toutes les cartes des batteurs de semelles et amoureux de grands chemins. Il est capricieux tantôt à prendre des allures de sentier raide, jusqu’en haut de la grimpette où jamais il n oublie cette pierre polie par les fessiers, invitant à s’attarder pour calmer le souffle court de la montée, puis lance le pas dans une descente à pic vers les pinèdes. Jamais vicieux, car il sait promener ses randonneurs avec cette impression de ne jamais les embrouiller. Sur les plus grosses pierres, où à hauteur des yeux d’un arbre privilégié, il trace ses deux galons de route assurée. Même par endroit courtois pour ses auxiliaires de jaune galonnés pointant d’un jalon leur rencontre inopinée, il signale l’endroit pittoresque où pour quelques instants les baladeurs vont le quitter. On a vite fait d’en tomber amoureux, car il sait vous présenter pour une nuit au fond d’un chemin creux quatre pierres noircies, un peu de sable soyeux et a bien y regarder sous les paupières les rêves les plus jolis d’un jour passé à s’être aimé . Les matins ne sont jamais sonnés à la trompette, tout juste le pas feutré d’un chevreau sur le sentier, une mésange qui laisse tomber les petits éclats de pigne de sa cueillette et pourquoi pas un ciel tout bleu avec un beau soleil à vous piquer les yeux. Chaque saison il argumente pour ses balades, soit ses pentes jaunies de narcisses printanières, soit les pervenches qui volent au lierre sa place aux pieds des amélanchiers. Quand il dégage de part et d’autre ses cotés, souvent il veut montrer au loin les paysages, perdant la vue jusqu’aux contreforts du mont Aigoual. Ou comme en ce mois d’avril à peine entamé, nous faire découvrir les nuances des verts tendres mélangés, les fleurs dorées sur les prés qu’un soleil printanier semblerait avoir semé. Je me souviens de cette fois, au moment où la montagne célèbre avec les fleurs ses épousailles, au environ du 8 mai. L’instant qu’une maman couchée sur le flanc le ventre trop lourd, mit au monde derrière un buis un joli faon tacheté. Je crois avoir passé dans un silence religieux des heures délicieuses que je n oublierai jamais. Je l’avais baptisé (ouimé), en souvenir de cette date. De ces instants extraordinaires que nous vivons à chacune de nos rencontres j’avais envie de dire combien je l’aime ce p’tit chemin…/..N a Tags associés : chemin
Dimanche 07 Novembre 2010Poster un commentaire
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